La HAS diffuse la check-list de sortie d’hospitalisation

 – HOSPIMEDIA

Afin d’améliorer l’organisation de la sortie d’hospitalisation des patients de manière à minimiser les ruptures de parcours et les réadmissions non programmées, la Haute Autorité de santé (HAS) vient de diffuser une check-list. Cet “outil d’apprentissage et de formation” est structuré autour de trois axes, informe l’agence sur son site. Il s’agit premièrement de repérer dès l’entrée des facteurs de risque de réhospitalisation afin de pouvoir planifier des interventions spécifiques destinées à les réduire. Deuxièmement, la check-list porte une attention particulière à l’information du patient et la continuité de la prise en charge avec les soins primaires. Ce qui se traduit par le document de sortie. Troisièmement, l’outil s’attache à une logistique de sortie appropriée.
La check-list de sortie d’hospitalisation comprend des items à cocher (dix-huit avec trois cases de réponse, oui, non ou non applicable) en fonction des risques identifiés pour chaque patient. La HAS propose aussi des outils complémentaires pour identifier ces facteurs de risques de réhospitalisationet établir de façon simplifiée un bilan social des patients. Dans son guide d’utilisation, l’agence précise que son appropriation “ne doit pas nécessairement être exhaustive. Néanmoins plusieurs critères sont incontournables.” Ainsi la check-list est vérifiée “dans les heures qui précèdent le départ du patient, de façon rétrospective au séjour hospitalier“. Elle le sera avec le patient, de préférence. Et doit être insérée dans le dossier du patient.
Dans sa note méthodologique et synthèse documentaire préalable à la mise en place de cet outil, la HAS souligne qu’une telle check-list “générique” peut être personnalisée en fonction des différentes maladies dont souffre le patient. Et d’indiquer avoir opérer une sélection des items discriminante pour une meilleure adaptabilité aux différentes structures hospitalières et aux particularités de prise en charge. Le résultat se destine ainsi autant aux établissements de santé MCO qu’aux structures SSR, de santé mentale ou aux services de soins de longue durée (SLD). Enfin, elle ne concerne pas les mutations ou transferts d’établissement vers un autre établissement du même type.
Pia Hémery