La problématique des déserts médicaux envahit les médias à mesure qu’elle impacte le quotidien des patients qui se retrouvent à chercher un médecin, leur dossier sous le bras, et celui des professionnels de santé qui sont au bord de l’épuisement.

Pourtant, si l’on ne peut que se réjouir que ce sujet trouve enfin une vitrine, on peut regretter le pêle-mêle de solutions proposées comme un chapelet de mesures sans cohérence (maisons de santé, enveloppes budgétaires parmi d’autres dans ce cadre et uniquement celui-ci, coercition, etc.).

Dans les faits, aujourd’hui entre 5 et 8 millions de nos concitoyens n’ont plus accès à des soins de premier recours et ce phénomène continue de se répandre, notamment dans les zones rurales et péri-urbaines. Cette situation constitue une atteinte aux droits fondamentaux définis par notre Constitution.

Notre pays dispose pourtant d’indéniables atouts : des professionnels de santé compétents, des élus locaux engagés et des infrastructures performantes. Le fatalisme n’a pas lieu d’être. Des solutions existent pour garantir à la population française la prise en charge dont elle a besoin en premier recours. Le système de santé français doit tirer parti des alternatives les plus pertinentes déjà développées dans d’autres secteurs d’activité pour mener à bien sa propre conduite du changement. Il en va de l’équité et de la qualité des soins apportés à nos concitoyens