Quelle ROSP pour le futur? – Synthèse –

Le 8 novembre 2016 s’est tenu à Paris le déjeuner-débat annuel sur la ROSP et ses perspectives d’améliorations.
Rappelons que la ROSP ou Rémunération sur Objectifs de Santé publique, a été mise en place par la convention médicale de juillet 2011 et révisée par celle de 2016.
Elle complète le paiement à l’acte des médecins généralistes et spécialistes. Ces derniers choisissent des indicateurs dits de qualité de la pratique médicale devant permettre d’améliorer la prise en charge des patients et l’efficience des soins. Ils sont rémunérés en fonction de la réalisation des objectifs définis (organisation du cabinet, indicateurs cliniques (dépistage etc.), indicateurs d’efficience etc.).
Ci-dessous, retrouvez une synthèse des débats, dessinant quelques perspectives pour l’avenir.

  • A l’avenir, la ROSP nécessitera un travail sur des problématiques de santé publique au sens large :
    • Alors que la défiance s’accentue et que la couverture vaccinale chute au détriment des non-vaccinables, la vaccination est enjeu majeur en France.  Il a été proposé d’inclure dans la ROSP:
      • L’usage d’un carnet électronique
      • Une vaccination tout au long de la vie
      • Un acte ouvert à d’autres professions – ce que Soins Coordonnés soutient avec constance, et un retour d’information vers le médecin traitant
    • La lutte contre les addictions, et notamment le tabagisme qui nécessiterait également un axe renforcé dans la ROSP

  • Evaluation :

La rémunération sur la performance nécessite une vraie évaluation afin de juger de son efficacité .

Ceci implique de disposer de données. En ce sens, le DMP pourra permettre d’extraire des données, de les analyser et de mener de véritables études sur l’impact de la ROSP – lorsqu’il sera opérationnel. Un jour. Peut-être.

  • Dynamisme :

Pour être plus efficace, la ROSP se doit également d’être plus dynamique. Les indicateurs doivent pouvoir évoluer et être réévalués régulièrement.

  •  Contractualisation :

Certains avancent que la ROSP doit faire l’objet d’une contractualisation entre professionnels et pouvoirs publics

  •   Concertation :

La ROSP gagnerait également à bénéficier d’une concertation plus large et ouverte (aux patients, aux autres professions de santé, à tout organisme intéressé comme ce fut le cas du collège de médecine pour la réévaluation 2016)

  • Territorialisation :

La question de la territorialisation soulève une interrogation : des indicateurs nationaux sont-ils efficaces alors que la France est marquée par une diversité de territoires et de problématiques ?

Il est préconisé d’établir une liste générale d’indicateurs parmi lesquelles les ARS pourraient choisir d’élire des indicateurs pour leur territoire en adéquation avec les objectifs du projet régional de santé (PRS).

  •    Coordination

La performance du système de santé ne peut se faire sans coordination entre professionnels de santé. La ROSP doit être ouverte aux autres professions de santé : on applaudit de toutes nos mains.

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