Prescription à l’officine:

une initiative de bon sens

Dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale 2019 (PLFSS), les députés ont adopté le 17 octobre 2018, en commission des affaires sociales, un amendement visant à expérimenter la dispensation par les pharmaciens d’officine de certains médicaments à prescription médicale obligatoire (PMO).

Soins coordonnés soutient cette initiative de bon sens qui permettra de mieux répondre aux besoins de soins de la population.

Dans un contexte où les médecins libéraux manquent dans des régions entières et lorsqu’il faut des jours voire des semaines pour obtenir un rendez-vous médical, les pharmaciens d’officine présents sur tout le territoire sont l’un des professionnels de santé susceptibles d’apporter une réponse immédiate et sûre à de nombreux besoins de santé. L’exemple de la cystite ou de la conjonctivite, où il faudrait attendre en souffrant le bon vouloir du médecin, alors que le pharmacien est disponible pour apporter le soulagement aux malades, est très parlant.

De ce point de vue, la proposition parlementaire est timide : la limiter dans le temps, sur un territoire expérimental et réduite à quelques molécules n’a d’autre sens que si on souhaite ménager des corporatismes.

Le monde de la santé doit évoluer pour avoir une chance de survivre. Cela impose des modifications radicales pour que les malades obtiennent réponse à leurs besoins de santé. Soins coordonnés propose la mise en place sans délai de ce droit de prescription au sein des Equipes de Soins Primaires (ESP) qui seront le cadre d’intervention idéal pour une formation continue préalable, la mise en œuvre en toute transparence et au final une sécurité de prise en charge pluriprofessionnelle au bénéfice de tous les patients.

Soins Coordonnés