ONDAM 2015 : un signal négatif pour notre système de santé

L’ONDAM hospitalier est annoncé supérieur à l’ONDAM de ville. Les pouvoirs publics semblent renouer avec une politique court-termiste et contraire aux intérêts du pays.

 

Accroître les moyens de l’hôpital au-delà des moyens de la ville ne peut manquer d’être lu par les professionnels, comme par les malades, comme la prévalence d’un système hospitalo-centré qui, par définition, absorberait la grande majorité de l’activité de soins.

 

Alors que les hôpitaux sont confrontés à un nombre croissant de malades dont l’état de santé ne relèvepas d’une prise en charge hospitalière, la priorité donnée à l’hôpital va entretenir et accroitre cette augmentation.

 

Le recours excessif aux soins hospitaliers aggrave les déficits de nos dépenses de santé. De même, comme le relève régulièrement la Cour des comptes, l’absence de gradation des soins amplifie d’autant les déficits.

 

Les soins non urgents, les soins qui ne relèvent pas d’une urgence vitale ainsi que ceux dont la technicité n’impose pas une prise en charge hospitalière peuvent être pris en charge par les professionnels de santé de ville organisés.

Soins coordonnés promeut la réorientation des activités de soins vers les prises en charge par les professionnels de santé de ville.

 

Pour l’efficience, la qualité et la sécurité des soins, les professionnels comme la population doivent être destinataires de messages clairs et forts relativement à l’organisation de notre système par niveaux de recours. Cette gradation permettra une réaffectation des activités de l’hôpital vers la ville, clé d’économies durables.

 

Pour Soins Coordonnés, l’ONDAM de ville doit être a minima équivalent à l’ONDAM de l’hôpital.

 

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