Avec la promotion de l’allaitement, les sages-femmes remplissent une mission clé de santé publique

L’allaitement maternel exclusif au sein est préconisé par l’OMS jusqu’à l’âge de six mois. Or en France, le taux d’allaitement maternel est l’un des plus bas d’Europe : 69%  à la sortie de la maternité en 2012, (60% de façon exclusive) avec une baisse considérable dans les semaines qui suivent le retour à domicile. (Autre statistique : selon l’enquête de la DRESS de 2002 seule 1 mère sur 2 en France nourrit son nourrisson au sein).

Du fait de leurs missions de suivi et de soins des patientes et de leurs nouveaux-nés, les sages-femmes libéral(e)s sont les mieux habilité(e)s à accompagner les patientes qui souhaitent allaiter leur nouveau-né. Elles/ils disposent des connaissances nécessaires (anatomie de la glande mammaire, physiologie de la lactation, évaluation du transfert de lait, mécanismes de tétée et positions d’allaitement) et des compétences pour initier les clés de la réussite de l’allaitement. Elles/ils informent les femmes dès la préparation prénatale des mécanismes de l’allaitement, et quand les patientes quittent la maternité, elles/ils les accompagnent dans l’organisation de la vie à domicile. Elles/ils peuvent ainsi les aider à repérer les signes positifs du bon transfert de lait ou les conseiller sur la mise en place de solutions lorsque l’allaitement est plus difficile.

 A travers cette mission de promotion de l’allaitement maternel, les sages-femmes rencontrent des vents contraires d’ordre sociétaux ou idéologiques ; c’est manquer l’essentiel. La promotion de l’allaitement n’est rien de moins qu’une mission de santé publique.

Le lait maternel est l’aliment le plus adapté à l’enfant. Il possède  tous les apports nutritionnels nécessaires à sa croissance (vitamines, oligo-éléments, glucides, lipides , etc.).  Il favorise l’immunité, réduit les risque d’obésité ainsi que les risques d’intolérances alimentaires. Ses protéines sont également mieux assimilées par le nourrisson, etc., etc.

En créant les conditions de la possibilité de l’allaitement, les sage-femmes jouent un rôle clé pour la santé publique. Et il apparaît essentiel aujourd’hui de reconnaitre leur mission à sa juste valeur, pour appuyer leur travail et lui donner plus d’impact.

A lire sur le sujet :

Une étude de Cécile Marie Bouvard sur La formation des étudiantes sages-femmes sur l’allaitement en France

Une enquête de la DRESS Epidémiologie 2002 de l’allaitement en France.

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