La campagne d’information du mois d’octobre Octobre Rose

1 femme sur 8 risque de développer un cancer du sein.
Chaque année, le dépistage précoce permet de sauver des milliers de vie.

 

En octobre 2014, pour la 21ème année consécutive en France, la campagne de lutte contre le cancer du sein, organisée par l’association « Le Cancer du Sein, Parlons-en ! » vous propose de lutter contre le cancer du sein en vous informant et en dialoguant.
Différents outils de communication sont à votre disposition. Ils vous permettront de trouver l’information qui vous intéresse ou encore, par exemple sur ce site, de poser vos questions directement à un médecin cancérologue, du 1er octobre au 15 novembre.

 

De grands événements ont marqué les différentes campagnes d’octobre de ces dernières années, comme les flashs mobs au Trocadéro et au musée du quai Branly en 2008 et en 2009 avec de grands lâchers de ballons ; l’événement « Avec Vous au Grand Palais », en partenariat avec la RMN en 2011 et « Jardins d’Espoir » en 2013, qui a mobilisé près de 15 monuments et sites nationaux, en partenariat avec le CMN.

 

Convaincre les femmes du rôle primordial du dépistage précoce et faire progresser la recherche, telle est la vocation de cette campagne et de l’Association.

Des chercheurs français ont mis au point un test prédictif pour éviter la chimiothérapie.

En France, le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. C’est aussi le cancer le plus meurtrier avec près de 12.000 décès par an. A l’occasion du lancement du mois de mobilisation contre cette maladie, l’opération « Octobre rose », Europe 1 fait le point sur la recherche française sur cette maladie. L’institut Curie pilote justement l’expérimentation d’un test prédictif permettant d’éviter les chimiothérapies dans certains types de cancer du sein, notamment ceux pris au stade précoce.

« La chimio représentait la mort ». Les effets secondaires de la chimiothérapie sont bien connus du public : perte de cheveux, grosse fatigue, nausées à répétition, vomissements, etc. Quand Sylviane, malade du cancer du sein, a appris qu’elle n’en aurait pas besoin grâce à ce test, elle était forcément aux anges. « Le jour où j’ai eu le résultat de cette opération, j’ai sauté de joie et j’aurais embrassé volontiers mon chirurgien », se souvient cette femme de 66 ans. « J’ai vu tellement de personnes qui ont eu des chimio qui n’ont plus envie de rien. Je n’aurais pas supporté. La chimio représentait la mort pour moi ».

Comment fonctionne ce test ? Les médecins prélèvent un bout de la tumeur pour ensuite établir son profil génétique,  sa carte d’identité en quelque sorte. A partir de cet échantillon, les médecins réussissent à prédire le risque de récidive de chaque patiente, au cas par cas. L’idée, ce n’est pas de jeter la chimiothérapie aux oubliettes mais bien de l’éviter lorsqu’elle est inutile. « Il y a environ 6.000 patientes en France avec lesquelles on ne sait pas trop quoi faire et à qui on prescrit de la chimiothérapie », explique Roman Rouzier Directeur du pôle cancer du sein à l’Institut Curie. « On va éviter 2 à 3.000 chimiothérapies chez ces patientes ».

Des tests étendus à d’autres cancers. Pour le moment, ce test, qui coûte environ 2.000 euros, est encore en cours d’évaluation. Il n’est donc disponible en France que dans le cadre expérimental. Mais des outils similaires sont déjà testés pour les cancers du côlon, de la peau et même du poumon.

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